Description
La Santa Muerte sculptée en relief dans une plaque ovale d’obsidienne, entourée d’un grènetis, suspendue à une chaîne de perles de la même pierre. C’est le seul bijou du catalogue où la figure et la pierre viennent du même pays.
La Santa Muerte est une figure du catholicisme populaire mexicain, apparue dans sa forme actuelle au vingtième siècle et largement diffusée depuis les années deux mille. Elle est représentée en squelette drapé, auréolé, souvent les mains jointes comme ici. Elle n’est reconnue par aucune Église et sa dévotion reste discutée au Mexique même. Je la décris, je ne la commente pas : c’est un objet de dévotion pour beaucoup de gens, et cela mérite qu’on soit exact plutôt que pittoresque.
L’obsidienne vient du Mexique, comme toutes les pierres de cette boutique, et la coïncidence n’en est pas tout à fait une. Les gisements de la ceinture volcanique transmexicaine alimentaient déjà les ateliers mésoamericains il y a trois mille ans, et la pierre n’a jamais cessé d’être travaillée sur place. Une figure mexicaine sculptée dans une pierre mexicaine, c’est le seul objet du catalogue où les deux se rejoignent. Le guide de l’obsidienne raconte ces gisements.
La réserve est pratique. Le relief est fin, les plis du drapé sont creusés profond, et ces creux gardent la poussière et le gras : au bout de quelques mois, le fond devient gris et la figure perd son contraste. Un passage à l’eau tiède avec une brosse à dents souple le rattrape entièrement, deux ou trois fois par an. C’est plus d’entretien qu’un cabochon lisse, et c’est le prix d’une sculpture détaillée.
La tradition lithothérapique associe l’obsidienne à l’ancrage. La Santa Muerte, elle, relève d’une dévotion religieuse et non de la lithothérapie, et ce n’est pas à une bijoutière française de l’interpréter. Rien de ce qui précède n’est démontré, et un bijou ne soigne rien. J’ai rassemblé à part ce que la tradition prête à l’obsidienne, au conditionnel.
- Obsidienne noire véritable du Mexique, plaque ovale à relief sculpté.
- Chaîne de perles de la même obsidienne, pas une chaîne métallique.
- Le relief détaillé demande un nettoyage à la brosse souple deux ou trois fois par an.
- Figure du catholicisme populaire mexicain, décrite et située, sans commentaire.
Ce qu’il faut savoir avant de le porter
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Les caractéristiques
- Pierre
- Obsidienne noire du Mexique, verre volcanique
- Forme
- Plaque ovale, relief sculpté, bordure en grènetis
- Dimensions
- Environ 50 x 35 mm
- Chaîne
- Perles d’obsidienne montées sur fil
- Monture
- Aucune, pierre percée et nouée
- Genre
- Mixte
- Marque
- Bijoux Obsidienne

Une figure mexicaine sur une pierre mexicaine
Un relief bordé d’un grènetis, cette rangée de petites billes qui fait le tour de la plaque, est plus difficile à réussir que la figure elle-même. Chaque bille est un dôme minuscule, et sur un verre volcanique le moindre excès de pression en fait sauter un. Une bordure à laquelle il manque deux billes se voit immédiatement parce que l’œil suit les rythmes réguliers, alors qu’un pli de drapé mal venu passe inaperçu. Je contrôle donc le grènetis avant le visage.
Cette pièce est au catalogue parce qu’on me la demande, surtout depuis l’Espagne et le Mexique, et qu’il n’y avait aucune raison de refuser. Une boutique qui vend de l’obsidienne mexicaine et qui écarterait la figure la plus portée du Mexique tiendrait mal debout. Les autres pendentifs sont ici.
Une bordure à laquelle il manque deux billes se voit tout de suite. Un pli de drapé raté, non. On contrôle le grènetis en premier.
L’obsidienne ne craint pas l’eau. Les creux du relief gardent la poussière : un passage à l’eau tiède avec une brosse à dents souple deux ou trois fois par an rend le contraste. Jamais de bac à ultrasons. Nettoyer un bijou en obsidienne dit le reste.





