Description
Des billes d’argent de taille décroissante descendent de chaque côté du cabochon rond et rejoignent l’anneau. Le sujet de cette bague n’est ni la pierre ni le décor : c’est la transition entre les deux.
Sur toute bague à pierre, le passage entre la tête et le jonc est l’endroit le plus difficile à réussir et le plus souvent bâclé. Une tête large posée brutalement sur un anneau fin fait un ressaut que l’œil lit comme une pièce rapportée. Ici, cinq billes de diamètre décroissant font la transition de chaque côté : la tête ne s’arrête pas, elle se dégrade jusqu’à devenir le jonc. C’est le seul sujet du modèle.
Ce passage est aussi le point faible mécanique de n’importe quelle bague. C’est là que le métal casse quand une bague casse, parce que c’est là que la section change brusquement. Une transition progressive répartit la contrainte au lieu de la concentrer sur une ligne, et cette monture est, mécaniquement, la plus solide des quinze de la série. Les autres bagues sont ici.
La réserve est que ce travail ne se voit pas. Un acheteur qui compare les photos verra une bague à billes parmi quinze montures décorées, et rien ne lui dira que celle-ci est la plus résistante. C’est le genre de qualité qu’on ne remarque que le jour où une autre bague a cédé. Je le mentionne parce que personne d’autre ne le fera. Le guide des tailles évite un renvoi.
La tradition lithothérapique associe l’obsidienne à l’ancrage, et la dorée à la confiance en soi. Rien de tout cela n’est démontré, et un bijou ne soigne rien. J’ai rassemblé à part ce que la tradition prête à l’obsidienne, au conditionnel du début à la fin.
- Obsidienne dorée véritable, cabochon rond serti clos, sans colle.
- Argent 925, cinq billes décroissantes de chaque côté, creux noircis.
- La transition progressive répartit la contrainte : mécaniquement la plus solide de la série.
- Une qualité invisible sur photo, qui se remarque le jour où une autre bague cède.
Ce qu’il faut savoir avant de la porter
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Les caractéristiques
- Pierre
- Obsidienne dorée, verre volcanique, cabochon rond
- Métal
- Argent 925, poinçon S925
- Monture
- Serti clos, épaules à billes graduées, sans colle
- Décor
- Cinq billes décroissantes par épaule, creux noircis
- Tailles
- 52 à 62
- Genre
- Femme
- Marque
- Bijoux Obsidienne

Le passage de la tête au jonc, le point faible de toute bague
La progression des billes doit suivre une décroissance régulière, et l’erreur courante est de la faire linéaire. Cinq billes dont les diamètres diminuent d’un quart de millimètre à chaque fois donnent une transition qui paraît s’arrêter net à la dernière. Il faut une décroissance qui ralentit, les premières billes nettement plus petites que la précédente, les dernières presque identiques entre elles. L’œil lit alors une courbe et non un escalier. C’est la même règle que pour un congé en mécanique.
Cette monture est au catalogue parce que je réparais régulièrement des bagues cassées au même endroit, la jonction tête et jonc, et toujours sur des modèles où la transition était brutale. Celle-ci répond à ce constat. Ce n’est pas la plus belle des quinze, c’est celle qui durera le plus longtemps. Les autres bagues sont ici.
Cinq billes qui décroissent régulièrement font un escalier. Il faut que la décroissance ralentisse pour que l’œil lise une courbe.
L’obsidienne ne craint pas l’eau, mais elle s’éclate au choc et se raye contre un métal dur. Retirez la bague avant le bricolage et le sport. Ne polissez pas les creux noircis entre les billes : le noir en part en quelques passages. Nettoyer un bijou en obsidienne dit le reste.








