Description
Deux éclats d’obsidienne brute, non polis et non taillés, griffés aux deux extrémités d’un anneau doré ouvert. Les faces sont celles que la roche a données en se brisant, et aucune n’est plate.
L’obsidienne se casse en coquille, ce qu’on appelle une fracture conchoïdale, et c’est cette propriété qui en a fait la matière des lames préhistoriques. Un éclat brut porte donc des surfaces légèrement concaves, brillantes comme du verre cassé, avec des arêtes vives. Ici on les a laissées telles quelles, en adoucissant seulement les arêtes qui touchent la peau : le reste est la roche, exactement comme elle s’est ouverte.
L’anneau est ouvert, ce qui rend la bague ajustable sur deux ou trois tailles en écartant ou en resserrant légèrement les branches. C’est utile pour un bijou qu’on offre sans connaître la taille, et c’est la seule bague ajustable de la gamme avec une pierre brute. Les deux éclats se portent de part et d’autre du doigt, ou tous les deux sur le dessus si l’on ferme davantage. Les autres bagues sont ici.
Deux réserves franches. Les éclats bruts accrochent : c’est de la roche non polie avec des arêtes, et cela marque un pull en laine ou un collant. Et les griffes tiennent une forme irrégulière, donc sur moins de surface qu’un cabochon régulier : un choc latéral peut déloger une pierre. Vérifiez les griffes une fois par an en poussant chaque éclat du doigt, il ne doit pas bouger. Je les resserre sans frais.
La tradition lithothérapique associe l’obsidienne à l’ancrage, et prête aux pierres brutes une qualité que les pierres polies n’auraient pas. Rien de tout cela n’est démontré, et un bijou ne soigne rien. J’ai rassemblé à part ce que la tradition prête à l’obsidienne, au conditionnel du début à la fin.
- Deux éclats d’obsidienne brute véritable, non polis, faces de fracture d’origine.
- Anneau ouvert doré, ajustable sur deux ou trois tailles.
- Les arêtes au contact de la peau sont adoucies, les autres sont laissées telles quelles.
- Une pierre brute accroche les mailles : ce n’est pas une bague à porter avec un pull en laine.
Ce qu’il faut savoir avant de la porter
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Les caractéristiques
- Pierre
- Obsidienne noire brute, deux éclats non polis
- Métal
- Laiton plaqué or
- Monture
- Serti à griffes sur anneau ouvert
- Réglage
- Ajustable sur deux ou trois tailles
- Genre
- Femme
- Marque
- Bijoux Obsidienne

Sertir une pierre qui n’a aucune face plane
Sertir un éclat brut n’a rien à voir avec sertir un cabochon. Un cabochon a une ceinture régulière sur laquelle les griffes se posent toujours au même niveau ; un éclat n’en a pas, et chaque griffe doit être pliée à une hauteur différente pour trouver un point d’appui solide. On les positionne une par une en tournant la pierre, et il faut parfois recommencer parce qu’une griffe posée sur une arête vive la ferait éclater sous la pression. La règle est de toujours appuyer sur une surface, jamais sur une arête.
Cette bague existe parce que tout le reste du catalogue est poli. Le poli est un choix, pas une évidence, et il efface justement ce que l’obsidienne a de plus particulier : sa cassure. Une pierre brute la montre. C’est la seule pièce de la gamme où l’on voit comment cette roche se brise. Le guide de l’obsidienne explique cette fracture.
Une griffe posée sur une arête la fait éclater. On appuie toujours sur une surface, jamais sur un angle.
L’obsidienne ne craint pas l’eau, mais le placage doré s’use au savon et au parfum. Retirez la bague avant la douche. Vérifiez les griffes une fois par an en poussant chaque éclat du doigt. Nettoyer un bijou en obsidienne dit le reste.








