Description
Guan Gong sculpté en relief dans une plaque rectangulaire d’obsidienne noire, appuyé sur sa lame, un dragon enroulé derrière lui. La pierre est opaque, et c’est ce qui sépare cette pièce de sa jumelle en obsidienne fumée.
Guan Gong est un général de la fin des Han, mort en 220, divinisé au fil des siècles et devenu l’une des figures les plus présentes du panthéon populaire chinois. On le reconnaît à son visage, à sa longue barbe et à la lame qu’il tient, le guandao. Sa vénération traverse les temples, les commerces et les commissariats de police à Hong Kong. Je décris la figure et son histoire, je ne l’interprète pas : cela appartient à une tradition vivante.
Le catalogue vend déjà ce personnage, sculpté dans une obsidienne fumée. La différence n’est pas cosmétique. L’obsidienne fumée est translucide : la lumière la traverse, le relief se lit par transparence, et la pièce paraît légère. L’obsidienne noire est opaque : le relief ne se lit que par les ombres, et la pièce paraît massive. Même figure, deux objets qui ne s’adressent pas aux mêmes personnes. Les deux sont ici.
La réserve est le prix, et je préfère l’expliquer. Cette version coûte le double de celle en obsidienne fumée, pour deux raisons : la plaque est plus grande, et une obsidienne noire opaque ne pardonne aucun défaut de sculpture là où la translucidité de la fumée en masque une partie. Le taux de rebut est plus élevé, le temps de finition aussi. Ce n’est pas une montée en gamme, c’est un coût réel.
La tradition lithothérapique associe l’obsidienne à l’ancrage. Guan Gong appartient, lui, à une dévotion religieuse et non à la lithothérapie. Rien de ce qui précède n’est démontré, et un bijou ne soigne rien. J’ai rassemblé à part ce que la tradition prête à l’obsidienne, au conditionnel.
- Obsidienne noire opaque véritable, plaque rectangulaire à relief sculpté.
- La même figure existe au catalogue en obsidienne fumée translucide : deux lectures opposées.
- Une pierre opaque ne masque aucun défaut de sculpture, d’où un rebut plus élevé.
- Chaîne de perles d’obsidienne, pas une chaîne métallique.
Ce qu’il faut savoir avant de le porter
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Les caractéristiques
- Pierre
- Obsidienne noire opaque, verre volcanique
- Forme
- Plaque rectangulaire, relief sculpté
- Dimensions
- Environ 50 x 35 mm
- Monture
- Aucune, pierre percée et nouée
- Chaîne
- Perles d’obsidienne montées sur fil
- Genre
- Mixte
- Marque
- Bijoux Obsidienne

La même figure sur deux pierres, deux objets différents
Sculpter une obsidienne opaque et une obsidienne translucide ne demande pas le même travail, et la différence surprend toujours. Sur une pierre translucide, la lumière qui traverse adoucit les ombres, et un creux mal profilé passe inaperçu. Sur une pierre opaque, tout le relief se lit par l’ombre portée, et un creux dont le fond n’est pas net donne une ombre sale qui saute aux yeux. Le fond de chaque creux doit donc être repris, ce qu’on ne fait pas sur la fumée. C’est là que part le temps supplémentaire.
Cette version est au catalogue parce qu’on me demandait la figure en noir franc, et que la fumée ne pouvait pas la donner : c’est une pierre translucide, elle ne sera jamais noire. Deux pierres, deux objets, et il fallait les deux. Les deux sont ici.
Sur une pierre translucide, un creux mal profilé passe. Sur une opaque, il donne une ombre sale qu’on voit tout de suite.
L’obsidienne ne craint pas l’eau. Les creux du relief gardent la poussière : une brosse souple à l’eau tiède deux ou trois fois par an rend le contraste. Jamais de bac à ultrasons. Nettoyer un bijou en obsidienne dit le reste.








